CL / MONTPELLIER Étude de cas

Référence — système d'information public

Maison de l’Emploi des Comores

Un système d’information public pour l’emploi, à l’échelle d’un archipel — remporté sur appel d’offres, et aujourd’hui en construction. Ce projet relie demandeurs d’emploi, organismes de formation et entreprises dans un même outil. Ce n’est pas un site : c’est un système d’information à part entière.

Le contexte

La Maison de l’Emploi des Comores a pour mission de structurer l’accès à l’emploi et à la formation sur le territoire. Cela suppose de réunir, dans un même système, des publics et des acteurs très différents : les demandeurs d’emploi, les organismes de formation, les entreprises, ainsi que les administrations qui orchestrent le tout — le tout réparti sur plusieurs îles.

Pour porter cette mission, il fallait bien plus qu’un site vitrine : un véritable système d’information, fiable et structuré.

Le défi

Plusieurs niveaux de complexité se cumulent. Des profils d’utilisateurs aux droits très différents — un demandeur d’emploi, un organisme de formation et une administration ne voient pas et ne font pas la même chose. Une gestion multi-îles. Des processus à outiller : validation des candidatures, orientation vers les formations, mise en relation. Une centaine de métiers à répertorier, et plusieurs milliers d’utilisateurs attendus à terme.

Conçu à la légère, un tel système devient vite ingérable. Toute sa valeur dépend de la rigueur de sa conception en amont.

Ma réponse

J’ai abordé ce projet comme un système d’information, pas comme un site. Avant même de parler d’écrans ou de fonctionnalités, j’ai conçu le modèle de données et les relations entre tous les acteurs du système : demandeurs d’emploi, organismes de formation, entreprises, métiers, candidatures, parcours de formation et administrations — avec les niveaux d’accès propres à chacun.

Sur cette base, j’ai construit le système autour de WordPress, fortement étendu pour porter une logique bien plus large qu’un simple site : gestion fine des rôles et des droits, processus de validation et d’orientation, organisation multi-îles. C’est un bon exemple de ce que permet un outil quand on l’exploite vraiment — et de l’importance de l’architecture, qui compte toujours plus que l’outil lui-même.

Où en est le projet

Ce projet a été remporté dans le cadre d’un appel d’offres public, face à d’autres prestataires, pour un marché de 40 000 €. Cette sélection reposait autant sur la compréhension du besoin que sur la capacité à proposer une architecture durable — pour un système appelé à devenir un service public à l’échelle nationale.

40 000 € marché public remporté sur appel d’offres
~100 métiers à répertorier
S2 2026 mise en ligne prévue

Le système est conçu pour accueillir plusieurs milliers d’utilisateurs. Les résultats d’usage viendront avec le lancement ; à ce stade, la preuve tient dans la confiance accordée et dans la solidité de l’architecture posée.

Ce que ça démontre

Ce projet démontre deux choses. D’abord, la capacité à remporter et à mener un système d’information public ambitieux, avec le sérieux que cela exige. Ensuite, et surtout, qu’un système d’information se réussit ou s’échoue bien avant le développement : quand la modélisation est solide, l’outil devient secondaire ; quand elle est mauvaise, aucune technologie ne sauve le projet. C’est précisément pour cette raison que je passe toujours plus de temps à comprendre et structurer qu’à coder.

Un système d’information à concevoir ?

Plusieurs types d’utilisateurs, des droits différents, des processus à outiller, un service public ou une organisation complexe à structurer : si votre projet est un système d’information plus qu’un site, c’est précisément mon terrain.