Ma méthode : un plan de redirection page par page
Avant la moindre ligne de code, je dresse un inventaire complet du site : pages, articles, catégories, contenus stratégiques, backlinks existants et pages qui génèrent du trafic. Pour chacune, je décide, sur la base de la donnée réelle (Search Console, et Matomo plutôt que Google Analytics pour le respect du RGPD) : on garde, on fusionne, on améliore, on supprime. Les pages qui génèrent du trafic et des positions sont identifiées et protégées en priorité.
Ensuite, je construis le plan de redirection : chaque ancienne adresse pointe vers sa nouvelle destination, en redirection permanente (301), choisie selon l’historique et le sujet de la page. C’est ce qui permet de préserver au maximum la valeur SEO accumulée par l’ancienne URL et de la transmettre à la nouvelle.
Ce n’est pas de la théorie : j’ai déjà mené des migrations de plusieurs dizaines de milliers d’URLs. Pour Septeo, une licorne française de la legaltech, dans le cadre d’une mission en agence, il a fallu consolider une quarantaine de sites de filiales en un seul — soit près de 35 000 URLs à rediriger une à une vers la bonne page du nouveau site. À l’époque, l’IA n’existait pas pour ce genre de tâche : j’ai interrogé l’API de la Search Console, écrit des scripts pour rapprocher les pages par leur sémantique, avec une validation humaine sur les correspondances les plus sensibles. Au lancement, les deux tiers du trafic du nouveau site provenaient des anciennes filiales redirigées — la preuve que la valeur avait bien été transférée, et non perdue.
Une migration bien préparée ne veut pas dire que les courbes resteront parfaitement stables jour après jour : Google a parfois besoin de quelques semaines pour réinterpréter la nouvelle structure du site. La différence, c’est qu’on maîtrise la transition au lieu de subir une chute brutale et durable.
La mise en ligne, elle, prend une journée : tout a été pensé en amont. Et je surveille la Search Console les semaines suivantes pour corriger ce qui doit l’être.